Must Have Winamp to listen for
free www.winamp.com
The
full integration and participation of the Diaspora in the socio-economic and
political affairs of Haiti in order to encourage investments, create jobs and
reduce poverty
La diaspora haïtienne contribue à hauteur de plus de 1.5 milliard
de dollars l'an au développement d'Haïti avec ses transferts
d'argent, selon un récent rapport de la BID.
Cependant, le département du Nord-Ouest qui vit en
grande partie du support de la diaspora, n'aurait pas été pris en
compte dans ce rapport. Ce qui implique que les débours des
Haïtiens de l'étranger pourraient être évalués à 3 milliards de
dollars et plus.La dispora fournit des aides considérables dans un
ensemble de domaines notamment sur les plans médical, scolaire,
culturel, énergétique et autres.Tout ceci est très beau et très
encourageant. Mais, pas plus, puisque la diaspora n'est toujours
considérée que comme une vache à lait. Rien de vraiment concret ni
aucun espace n'a été établi pour lui permettre de participer à la
vie haïtienne, aux prises de decision ou même d'intervenir et de
placer son mot dans des dossiers qui la concernent au premier
chef.Il est vrai que depuis l'année 2002, une loi a été votée pour
concéder certains avantages à la diaspora, avantages auxquels les
étrangers qui ne sont pas de souche ne peuvent accéder, mais rien
de vraiment significattif par rapport à ce qui lui est dû:Les
citoyens d'origine haïtienne n'ont, par exemple, pas besoin de
visa pour rentrer en Haïti.Le Ministère des Haïtiens vivant à
l'Etranger a mis aussi à la disposition des compatriotes des
structures pour les accompagner dans le cadre d'un ensemble de
démarches, dont un site internet pour les informer notamment sur
les facilités d'investissement.On dit cependant que les
compatriotes n'auraient pas exploité suffisamment ces structures.
Aujourd'hui, 20 ans après le
vote de la connstitution post-Duvalier, la dispora ne semble
toujours avoir que des devoirs: envoyer de l'argent en Haïti,
faire pression quand la nation est en danger face aux dictateurs
et aux putschistes et quand on salit l'image des haïtiens, comme
dans l'affaire des 4 H. 20 ans après le vote de la
Constitution, les problèmes demeurent entiers quand il s'agit pour
la diaspora de partir à la conquête de ses droits.
L'Haïtien-américain,
l'haitien-canadien et tous les autres ne peuvent toujours
bénéficier de la double nationalité. Ils ne peuvent ni élire ni
être elu. Impossible donc pour eux d'occuper au vu et au su de
tous des postes électifs ou des postes de haut rang dans un
gouverrnement.
Un projet de loi soumis au
parlement sur la double nationnalité sous la 2ème présidence de
Jean Bertrand Aristide, n'a pu être voté.En effet, certains font
tout pour garder les haïtiens de la dispora en dehors de la sphère
de pouvoir, comme s'ils n'étaient pas des Haïtiens à part
entière.Ils ne seraient bons que pour envoyer de l'argent:
véritable vache à monnaie.
De fait, on ne sent aucune
volonté claire de faire aboutitr le dossier de la double
nationalité. Entre temps, nos parlementaires s'occupent de tout,
souvent même de dossiers qui ne sont d'aucun interêt pour la
collectivité.
Les exécutifs, à quelques
petites différence près, ne font pas mieux jusqu'à aujourd'hui.
S'il y a quelque chose qu'ils font bien, ce sont les promesses. Il
y a bien évidemment des gens qui évoqueront les restrictions de la
constitution pour tenter de justifier leur laxisme et leur
indifférence.
Il y a tellement d'Haïtiens en
Amérique, en Europe et ailleurs qui ont la compétence, l'expertise
et les moyens qu'il faut pour contribuer à la relance du pays,
faire partie d'une nouvelle équipe de dirigeant et de cette classe
d'hommes d'affaires dont on parle si souvent ces derniers jours.
Mais, tant que le problème de la
double nationalité, du droit de voter et d'être élu n'aura pas été
résolu, la diaspora ne pourra pas s'impliquer à fond dans le
développement de son pays: elle est aujourd'hui fatiguée de n'être
qu'une vache à lait.La diaspora pourrait par exemple aider
enormément à freiner une grande fuite de capitaux vers la
République dominicaine, en arrêtant l'hémorragie de jeunes
haïtiens qui traversent la frontière par milliers pour aller
étudier dans les universités de Santo-Domingo et de Santiago.Ils
seraient aujouurd'hui entre 15.000 et 20.000 là-bas pour n'avoir
pas trouvé de place ici.
La diaspora pourrait favoriser
la création de nouveaux centres universitaires ou l'installation
en Haïti d'annexes d'univerrsités d'Amérique, d'Europe et
d'ailleurs.Mais pour qu'ils puissent accepter de s'investir sans
regarder derrière, les compatriotes de l'Etarnger doivent pouvoir
faire confiance. Et c'est à l'Exécutif et au legislatif qu'il
revient au premier chef d'inspirer cette confiance, tout en se
rappelant que même au cours de périodes non électorales, la double
nationalité et le droit de vote sont des revendications légitimes.
Diaspora Haitienne
dans le monde
La Diaspora Haitienne aux USA
Environ 80 % de la
diaspora haïtienne vivant aux USA habite la région de New York et
de la Floride
World Bank (1998
Report) : 872,000 Pop of Haiti in the
USA
HAFED (Haitian
American for Economic Development - 1997) :
1,128,798
Center for
International & Strategic Studies – 1996 : 1,000,000
Avoirs des familles haïtiennes vivants aux USA, par classe
économique.
Classe de familles
Nombre de familles
Avoirs des familles
Pourcentage des avoirs totaux
Elite
3000
$ 49 milliards
39%
Moyenne supérieure
95.000
$ 60 milliards
48%
Moyenne-Moyenne
262.000
$ 11 milliards
9%
Moyenne-inférieure
74.000
$ 5 milliards
4%
Indigents
66.000
0
0
Source : Estimation NOAH
Lieux de résidence de la diaspora haïtienne aux USA en 1996
1. New York
45.50 %
2. Florida
34.10 %
3. New Jersey
6.10 %
4. Massachusetts
5.60 %
5. Illinois
1.40 %
6. Texas
1.20 %
7. Maryland
1.10%
8. Connecticut
1.00 %
9. California
0.80 %
10. Pennsylvania
0.70 %
Sub-total (top 10 States)
97.50 %
All other 40 States
2.50%
Total
100.00 %
Source: US Census by Ancestry (1990)
Tableau 2.
Répartition des Revenus :
Haïtiens dans région
métropolitaine de New York (en %)
$ 9,999 ou moins
41.30 %
$ 10,000 - $ 19,999
25.90 %
$ 20,000 - $ 34,999
24.01 %
$ 35,000 - $ 49,999
5.76 %
$ 50,000 - $ 74,999
2.00 %
$ 75,000 ou plus
1.03 %
Source: US Census (1990)
Le
revenu annuel moyen des Haïtiens vivant aux Etats-Unis était
de $ 10,497
Celui
des Haïtiens vivant à New York était de $ 15,361
Les estimations des transferts privés
réalisés par la BRH s'expriment comme suit :
Tableau 3 – Evolution des transferts privés (en million
de dollars E.U)
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
69.53
47.7
70
51.56
108.5
152
256
292.99
(Envoi de fonds des travailleurs émigrés – Source :
BRH-Economie Internationale)
Type
de projets financés par les associations de la diaspora
et dépenses annuelles en 1995
Région desservie
Type de Projets
Dépense estimée
Département de l'Artibonite
- Association des
Rivartibonitiens a l 'étranger
-Union des Saint-Marcois a
l'étranger
-CAODEHF Inc. (Haute Feuille)
-Konbit Gonayivyen
-Ass. Communautaire des
Verretiens a NY
-Solidarité Gros-Mornaise
Inc.
Rénovation de parc, églises,
puits
Santé, bibliotheque
Misc.
Construction d'écoles
Clinique, école
Projets de santé
$8000
$42000
NA
NA
NA
NA
Département du Centre
-Organization for The
Development of Lascahobas, Inc.
-FCLH (Pour les enfants de
Lascahobas)
-Le Comité de Développement
de Cerca-La-Source
-Haitian American Alliance
(of New York)
Bibliotheque,
Electrification,
Réhabilitation cimetiere,
signalisation routière
Hôpital
Aide aux petits fermiers
2 écoles parrainées des zones
Bas Péligre
$45000
$300,000
$20,000
$14,000
Département de la Grande Anse
-Comité de Support Pour la
commune de Miragoane
-Comité de Support pour
Pestel
-Combite Solidarité
Anse-a-Velaise, Inc.
-Comité de Développement Pour
l'Anse a Veau
-Association Solidarité
Chambellanaise
-
-
-
-
-
Départements du Nord, du
Nord-Est et du Nord-Ouest
-Deux associations ont géré
des projets avec St Raphael
-Cinq associations dans le
Nord-Ouest dont des Fils et Filles et amis du
Nord-Ouest
-Deux associations Nord-Est,
une a Grand-Bassin
Construction et rénovation
d'écoles, lits d'hôpitaux
Equipements
Formation professionnelle
$255,000 dépensés au cours
des 5 années
Département du Sud-Est
-20 organisations dont
Fraternité Valléene
Hôpital La Vallée de Jacmel
$ 450,000
Source : Tatianna Wah, Rutgers University et HAA,
1999 ; enquête par téléphone ; information non-publiée
Niveau de formation
académique des Haïtiens vivant aux USA
(25 ans et plus, Hommes et
Femmes )
Niveau inférieur au first grade
7.00%
1er a 4eme grade
3.36%
5eme a 8eme
8.82%
9eme grade
3.92%
10eme grade
4.64%
11eme grade
3.84%
Niveau collège sans diplôme
16.85%
Associate degree(occupational
program)
3.98%
Associate degree in college
(academic program)
3.83%
Bachelor's degree
7.82%
Master's degree
1.97%
Professional school degree
2.97%
Doctorat
0.26%
TOTAL
100%
Source : US Census of Population (tape file SSTF 2),
1990
Catégories socio- professionnelles de la diaspora haïtienne
vivant aux Etats-Unis
Hommes
pourcentage
Femmes
pourcentage
Pourcentage
Managerial and professional
specialty occupations
5.42%
4.16%
4.6%
Executive, administrative/
managerial occupations
Professional specialty
occupations
8.03%
10.61%
3.56%
Technical , sales and
administrative support
Technicians and related support
occupations
3.27%
3.94%
3.56%
Sales occupations
5.58%
6.92%
6.20%
Administrative support
occupations, including
Clerical service occupations
9.16%
16.10%
12.37%
Private household occupations
0.24%
2.55%
1.31%
Protective service occupations
2.69%
0.86%
1.75%
Service occupations except
protective and
Household
21.40%
40.08%
30.05%
Farming, forestry and fishing
occupations
3.91%
1.44%
2.76%
Precision production, craft and
repair occupations
12.93%
1.79%
7.78%
Operators fabricators and
laborers
Machine operators ; assemblers,
and inspectors
8.68%
6.79%
8.73%
Transportations and material
moving occupations
10.93%
0.64%
6.17%
Handlers, equipment cleaners,
helpers and laborers
7.76%
2.31%
5.24%
TOTAL
100.00%
100.00%
100.00%
Source : 1990 Census of Population and Housing Subject
Summary Tape File(SSTF)
Little Haiti
Little Haiti is an
unincorporated neighborhood in
Miami,
Florida known for its large number of
Haitian immigrants. To a large extent, Haitian
culture survives there, but because of discrimination and
misunderstanding, certain practices like
voodoo must be done in secret. Attempts are
underway to make Little Haiti into an
ethnic enclave, but unfortunately, many
prosperous residents of Little Haiti move away
ittle Haiti's boundaries are
roughly as follows: to the north, 79th Street, to the
west, Miami Avenue, to the east, Biscayne Boulevard (
US 1), and to the south,
Northeast 36th Street (
US 27).
Little Haiti's population is 33, 908.
Miami and the Little Haiti
Neighborhood
Miami is a city
dominated by people who are either foreign-born or
first-generation Americans. A mass migration of Cuban
exiles to the city began in 1959; since the 1970s, growing
numbers of immigrants and refugees from other Caribbean
and Latin Ameri can nations have come to Miami. As of
1995, Miami's population was estimated at 366,000. Of that
total, 67 percent was Hispanic, 21 percent was
non-Hispanic black, 12 percent was non-Hispanic white, and
1 percent consisted of other groups. The city had a very
large foreign-born population (59 percent); less than a
quarter of its residents ( 24.1 percent) had been born in
Florida.
An estimated 150,000 people of Haitian ancestry live in
Florida (Stepick 1998)
with
most residing in the Miami¡Dade County area. The most
concentrated area of Haitian settlement in Florida is the
Little Haiti section of Miami. According to the U.S.
Bureau of the Census, the population of Little Haiti in
1990 was 39,243. Unofficial estimates, however, placed the
number as high as 60,000 to 70,000. Of the total
residential population in 1990, 82 percent was black, 13
percent was Hispanic, and 5 percent was white. An
estimated 85 to 90 percent of the neighborhood' s black
population is Haitian (LHHA 1998a).
Like similar ethnic enclaves, such as the Chinatowns of
New York and San Francisco or Little Havana in Miami,
Little Haiti encompasses both a residential area and a
business community where immigrants can speak their native
language and purchase familiar goods and services not
commonly available elsewhere in the United States. While
those positive features make Little Haiti a welcoming home
for many immigrants, economic conditions in the
neighborhood are difficult. The median income in Little
Haiti is just $14,142, one-third that of Miami¡Dade County
as a whole (LHHA 1998a). Little Haiti's poverty rate of
45.6 percent is significantly higher than Miami's citywide
aver age of 31.2 percent and is roughly four times the
rate for Florida as a whole. According to a 1990
statistical profile, 48 percent of Little Haiti's labor
force is unemployed (South Florida Housing and Community
Development Corporation 1998).
Diaspora Haitienne à Québec
La
communauté haïtienne
s'est installée au Québec dès les années 60, fuyant le
régime dictatorial instauré dans leur pays par le
président Duvalier. Cependant le nombre d'haïtiens ayant
immigré au Québec avant 1967 est infime. La majorité de
la première vague s'est installée à Montréal entre 1967
et 1977 grâce notamment à l'Opération mon pays qui
permet aux haïtiens arrivés à titre d'étudiants ou de
visiteurs de régulariser leur statut. Quelques années
plus tard, l'entente Couture-Cullen, permet à un grand
nombre d'haïtiens de s'établir au Canada entre 1978 et
1986
Nombre de personnes nées en Haïti qui se sont installées
au Québec
Entre 1961 et 1976
10 845 personnes
Entre 1976 et 1996
45 900 personnes
Entre 1996 et 2000
6 939 personnes
Entre 2000 et 2003
6462 personnes
En tout, 70 146 personnes nées en Haïti sont arrivées au
Québec entre 1961 et 2003
Ce qui
porte la communauté à environ 130 000 citoyens québécois
d'origine haïtienne.
La communauté haïtienne
a enrichi le Québec de nombreux professionnels,
ingénieurs, médecins, enseignants, avocats, écrivains,
artistes et musiciens dont plusieurs se sont illustrés
par leur travail et leur talent au Québec et dans le
monde . Cette communauté a également fourni les
travailleurs et le personnel de service dont la
société d'accueil avait besoin. Malgré ses succès
c'est tout de même parmi elle que l'on retrouve les
membres les plus pauvres de la société québécoise.
En effet, selon une étude menée par Guay, Riberdy et
Guillemmette,
Reflets divers, 1993 les proportions de personnes
vivant sous le seuil de pauvreté en 1986 étaient plus
élevées parmi les
haïtiens et les autres noirs et ce
même s'ils ne représentaient que 4% de la population
montréalaise. Encore selon les chiffres de Statistique
Canada et de la ville de Montréal, les 2
arrondissements comptant le plus grand nombre de
personnes vivant avec le plus faible revenu sont ceux
habités majoritairement par des personnes d'origine
haïtienne.
Territoire de résidence à Montréal:
Les principaux territoires de résidence des citoyens
d'origine haïtienne tels que déterminés par
Statistique Canada et les statistiques des CLSC de
l'île de Montréal sont par ordre d'importance :
Saint Michel, Montréal Nord, Saint Léonard, Rivière
des Prairies, Villeray, Parc Extension, Rosemont,
Ahuntsic, Bordeaux / Cartierville, Côte des Neiges,
Petite Patrie, Saint –Laurent
Les modes d'organisation de la communauté
La communauté au fil des ans s'est dotée selon ses
besoins, de différents modes de représentation et
d'organisation.
·
Les organisations communautaires
sont les plus anciennes
formes d'organisation de la communauté, elles ont été
mises en place pour faire la promotion et la défense
des droits de leurs membres et elles avaient comme
objectifs l'intégration et l'éducation de ces derniers.
·
Les Centres d'éducation
sont les outils logiques
pour répondre aux objectifs que s'est fixé la
communauté.
·
Les associations professionnelles
regroupent les membres par
intérêt professionnels, médecins, infirmières,
travailleurs sociaux, ingénieurs, enseignants, gens
d'affaire etc.
·
L
es associations régionales
regroupent la communauté par intérêt pour le
développement régional du pays d'origine
·
Les organismes de Coopération avec Haïti
regroupent une très grande
partie des organismes haïtiens au Québec intéressés à
développer des projets de coopération avec Haïti.
·
Le Centre de documentation sur Haïti
et les Caraïbes ainsi que sur les personnes d'origine
haïtienne vivant en Haïti ou en diaspora.
·
Les Centres voués à des dossiers spécifiques
collectifs tels que jeunesse, de loisir, santé….
·
Les Regroupements et Conseils Nationaux
qui sont des groupes de
pression et de représentation au niveau de la
politique provinciale et fédérale.
·
La Presse et les médias audio - visuels
, journaux,
revues, radio privée, radios communautaires, émissions
de télévision couvrent l'actualité de la
communauté haïtienne du Québec et d'Haïti.
Diaspora haïtienne en Europe
Le havre de paix et de prospérité que représente la
Suisse a, naturellement, exercé un attrait certain sur
nombre de nos compatriotes. Les uns, pour parfaire
leurs études, les autres, pour pourvoir à leur
subsistance. De tous les cantons de Suisse, Genève a
eu la préférence de la majorité des émigrants Haïtiens
à cause de la langue commune et de son statut de ville
internationale
La communauté haïtienne de Genève reste néanmoins
petite si on la compare aux autres communautés
provenant de pays non limitrophes de la Suisse. C'est
un groupe hétérogène composé d'infirmières, de
techniciens, d'ouvriers, d'étudiants, de médecins, de
juristes, d'artistes, de diplomates et de
fonctionnaires internationaux.
Au début des années 60, la Suisse comptait une
trentaine d'Haïtiens dont 21 résidaient à Genève.
Parmi ces derniers, treize étaient des fonctionnaires
internationaux (non diplomatiques) , les huit autres
étaient des étudiants au bénéfice d'une bourse d'état
ou issus de parents aisés.
En 1965, le nombre de résidents haïtiens à Genève
passe de 21 à 71 puis à 85 vers la fin de l'année
1980. A partir de cette date, le canton a connu ce
qu'on pourrait appeler "la vague des infirmières".
En effet, pour satisfaire les besoins des hôpitaux en
personnel qualifié, Genève a eu recours aux
infirmières haïtiennes en instituant un "contrat de
travail" privilégié. L'effet fut vertigineux. Deux
cent trois citoyens haïtiens étaient recensés en 1985.
Et, cette tendance ascendante s'est poursuivie
jusqu'en 1989 période à laquelle Genève comptait 213
Haïtiens dont 102 au bénéfice d'un titre de séjour
annuel renouvelable, 89 en possession d'un permis
définitif d'établissement, 21 fonctionnaires
internationaux et une personne en attente de
régularisation de sa situation.
Huit ans plus tard, à la fin de 1997, Genève comptait
245 ressortissants haïtiens. A la fin de 1999, ce
nombre à régressé de 32 pour se retrouver, de nouveau,
à 213. Cette communauté représente, actuellement, 0,16
% de la population globale du canton.
Espoir et désespoir
A l'arrivée au pouvoir du Président Aristide, le flux
s'était ralenti et un mouvement de reflux s'était
amorcé. Malheureusement, ce retour plein de promesses
a été freiné brutalement par la résurgence des
troubles politiques.
La plupart des familles en Haïti ont de la parenté à
l'étranger. Cette situation peut être considérée comme
une aubaine pour le pays. Car, si la misère n'a pas
complètement anéanti notre peuple, c'est davantage
grâce à l'aide économique apportée, sans discontinuer,
par les parents émigrés. L'économie du pays en
bénéficie largement car elle est maintenue sous
perfusion par cet apport massif de devises.
Ce que la diaspora haïtienne espère, c'est que le pays
puisse un jour, bénéficier de toutes les richesses
qu'elle a accumulées en connaissances techniques, en
pouvoir d'investissement et en savoir-faire.
Diaspora Haïtienne en Suisse
Population d'origine haïtienne au 31.12.2002
selon l'âge
Âge
Total
des 2 sexes
0 - 19
62
20 - 64
495
65 ou +
76
Total
633
Diaspora Haïtienne en Genève
Nombre
d'Haïtiens à Genève, non citoyens Suisses, selon leur
condition de résidence
Condition de résidence
1989
1997
1999
2000
2001
2002
Etablis
89
148
122
117
109
104
Annuels
102
78
69
96
91
82
Provisoires
1
--
2
6
7
5
Fonctionnaires
21
19
20
18
19
17
Total
213
245
213
237
226
208
Ce tableau tient compte des
départs de la Suisse et de l'augmentation des
naturalisations.
L'immigration haïtienne en France
Une
immigration faible constituée en majorité
d'intellectuels (fin des années 1960)
La
première enquête menée sur l'immigration haïtienne
en France date de 1974. Les conclusions de cette
étude ont révélé l'existence d'environ 500
ressortissants haïtiens en France (Roger BASTIDE,
Les Haïtiens en France, Ed. Mouton, Paris-Le-Haye,
1974). La plupart étaient des étudiants mais aussi
des intellectuels qui ont fui le régime de terreur
instauré par Duvalier (le père) peu après son
accession au pouvoir en 1957.
Arrivée
massive d'immigrants issus des couches populaires
(1980-1994)
Les années 80 marquent un tournant tant dans
l'ampleur que dans l'origine sociale des
populations. Les intellectuels sont minoritaires
face à l'afflux d'immigrés d'extraction populaire.
En effet, poussée démographique, dégradation de
l'économie, répression et crise politique expulsent
des campagnes des milliers de paysans. La plupart
vont grossir la main-d'œuvre et les petits commerces
informels de la capitale. Les autres, plus chanceux,
réussiront à quitter le pays. Ainsi, selon une étude
réalisée en 1994, 30 000 haïtiens ont pu s'installer
en France (Claude GUILLON, La Communauté haïtienne
en Ile-de-France, Novembre 1994). Ce chiffre ne
prend pas en compte les ressortissants haïtiens
vivant dans les DOM-TOM.
Source :
Agence Haïtienne pour le Développement Local
Régression des entrées consécutive aux mesures de
restriction des flux migratoires (de 1994 à nos
jours)
Les
candidats haïtiens à l'entrée en France ont été très
vite découragés par la politique de lutte contre le
séjour irrégulier des étrangers en France (Lois
Pasqua-Debré- Chevènement). Mais un certain nombre
d'entre eux ont pu passer à travers les mailles du
filet. Ce qui permet de revoir à la hausse le
chiffre avancé dans l'étude commanditée par le
Service Social d'Aide aux Etrangers (SSAE) en 1994.
Enfin, en ce qui concerne les DOM-TOM, on estime à
25 000 (ou 30 000 selon les sources) le nombre
d'haïtiens installés en Guyane. Une fourchette
allant de 10 000 à 15 000 personnes est indiquée
pour la Guadeloupe, 5000 la Martinique et environ
15000 à Saint-Martin
Immigrants Haitiens aux Bahamas
Bahamas – Analyse de
l'ampleur et de l'impact du phénomène migratoire
haïtien
Dans le cadre de son
programme d'assistance technique, l'OIM s'est
engagée à évaluer l'ampleur et l'impact du
phénomène migratoire haïtien dans les Bahamas.
Les Haïtiens constituent de
loin la plus grande communauté émigrée des
Bahamas, et ils restent attachés à leurs
particularité s linguistiques, culturelles et
sociales.
En coopération avec le
Gouvernement des Bahamas, l'Ambassade d'Haïti et
la communauté haïtienne, l'OIM rassemble et
exploite les données disponibles puis enquêtera
auprès de familles émigrées d'origine haïtienne.
Les résultats de ces travaux
complèteront et actualiseront les quelques données
actuellement disponibles. Ils permettront
également de mieux comprendre ce phénomène
migratoire majeur et d'informer les décideurs
politiques et la communauté haïtienne, expatriée
ou non, de la situation actuelle.
L'OIM collabore avec une
équipe pluridisciplinaire formée par l'Université
des Bahamas pour mener à bien ce programme
comprenant une analyse des données collectées et
de la façon dont les médias des Bahamas traitent
l'immigration haïtienne depuis cinq ans.
Ce travail devrait s'achever
d'ici huit à treize semaines. D'ici là, d'autres
informations seront disponibles.
Les multiples crises qui ont
frappé Haïti, l'un des plus grands et des plus
pauvres pays des Caraïbes, ont poussé de très
nombreux insulaires à s'expatrier dans d'autres
pays de la région. La relative richesse et
accessibilité des Bahamas en fait un pôle
d'attraction pour les émigrants haïtiens démunis.
Archipel de 700 îles
réparties sur 13 940 km² d'océan, les Bahamas ne
sont pas faciles à surveiller, ce qui constitue un
défi en termes de régulation des flux migratoires.
Étant donné la surface limitée des îles, toute
migration, quelle que soit son ampleur, peut y
entraîner des effets disproportionné s.
Or il n'existe que peu de
données concernant l'ampleur et les conséquences
de ces migrations, qui ont commencé il y a
plusieurs décennies. C'est pourquoi le
Gouvernement des Bahamas a sollicité l'OIM sur le
plan logistique, en vue de mieux cerner ce
phénomène.
Ce programme soutient donc
les efforts entrepris par Gouvernement pour
réguler ces flux migratoires. Il permet en outre à
l'OIM d'œuvrer à l'amélioration des conditions de
vie des immigrés et de contribuer à une gestion
mieux ordonnée des migrations.
Ces activités ont été
rendues possibles grâce à un financement du Bureau
de la Population, des réfugiés et de la migration
du Département d'État américain.
Pour plus d'informations,
veuillez contacter
Gerard Pascua
Bureau de l'OIM aux Bahamas
Téléphone: 242-322-6081/ 85 ext. 275
Courrier électronique:
gpascua@iom. int
Les
Haitiens en République Dominicaine
La
communauté haïtienne vivant en République
dominicaine demeure sans statut juridique adéquat et
est souvent confrontée au dénuement économique et à
l'ostracisme, voire au racisme. Environ 100 000
travailleurs haïtiens et leurs familles, soit 200
000 à 300 000 personnes, vivent dans des conditions
déplorables dans quelque 250 «bateyes» (villages de
coupeurs de canne à sucre) répartis dans 16 «ingenios»
(les raffineries de sucre). En regard des contrats
d'embauche, les autorités dominicaines affirment que
ceux-ci sont rédigés en espagnol et en créole pour
une meilleure compréhension, mais rien ne garantit
que les travailleurs soient d'accord avec les termes,
la grande majorité d'entre eux étant analphabète.
Les autorités de l'iimmigration ont signalé que près
de 500 000 à 700 000 Haïtiens se retrouvent sur le
territoire dominicain, et 5 % d'entre eux possèdent
des pièces d'identité.
ans la
presqu'île de Samana au nord-est,
vivent quelques milliers de Noirs (environ 8000
locuteurs) parlant ce qu'on appelle le «créole
samaná» dont la base lexicale est faite de mots
anglais. Ce sont des descendants d'anciens esclaves
venus des États-Unis à partir de 1824 et pratiquant
la religion protestante
Les
Haitiens à Cuba
(à
suivre)
Merci
à tous ceux qui ont contribué à ces données sans
oublier Mr : Lionel Calvin